Le support vinyle et le rock, c’est une véritable histoire d’amour : il suffit de regarder le nombre de pressages vinyle différents des albums des Beatles, de Led Zeppelin, Black Sabbath, Hendrix et autres. Le point commun entre tous ces groupes ? Tous avaient un ou plusieurs guitaristes qui envoyaient du bois, des champions de la 6 cordes (ou plus, à l’image de Jimmy Page), et je me suis dit qu’il était temps de leur rendre hommage, en vous proposant une sélection de quelques albums vinyle faisant la part belle à ces virtuoses.

High Voltage

Angus Young, de par son charisme et son jeu de guitare hyper inventif pour l’époque aura su propulser AC/DC au rang de groupe majeur du rock’n roll mondial, et ce en quelques albums seulement : jusqu’au milieu des années 80, le groupe australien est clairement sur le toit du monde ! Autant vous dire que le choix d’album n’a pas été simple et il est clairement très discutable; en tout cas High Voltage est pour moi le meilleur albums du groupe (oui, je le préfère à Highway To Hell et à Back in Black, même si ces albums sont clairement incontournables).

Si les remasters CD sortis aux alentours de 2010 sont très bons, je dois dire qu’AC/DC fait partie de ces groupes dont l’écoute vinyle est clairement supérieure (à mes oreilles en tout cas !), et vous me connaissez, je ne suis pas du genre à penser que le vinyle « sonne mieux » tout le temps… Mais pour ces albums, je trouve que c’est le cas et je ne me l’explique pas; l’écoute d’un Highway to Hell d’époque en bon état est vraiment incroyable sur vinyle, un vrai plaisir.

Ce qui est cool avec AC/DC, c’est que les vinyles dans l’ensemble se trouvent très facilement, aussi, si vous cherchez un High Voltage d’occasion, il ne vous en coutera, en bon état, en théorie pas plus de 10€. L’album se trouve également très facilement neuf, et au moment où j’écris ces lignes, à moins de 10€.

A découvrir, le premier pressage français de High Voltage avait une pochette alternative un peu psychédélique, je vous la montre ci-dessous. Enfin si cela vous intéresse vous pouvez lire notre page sur les cotes des vinyles d’AC/DC.

Paranoid

Paranoid est le second album de Black Sabbath, sorti en 1970 au Royaume Uni. Si le premier album eponyme marquait déjà une avancée assez spectaculaire en termes de Rock’n Roll, que dire de cet opus, si ce n’est qu’il reste une des sources d’inspiration les plus évidentes du metal des années 80 et 90. Tous les metalleux vous le diront : Paranoid est clairement un album de référence. La raison à cela, au delà des frasque d’Ozzy Osbourne, tient très clairement dans le jeu de guitare et la créativité de Tony Iommi, le guitariste du combo. Souvent cité comme l’inventeur du « riff » de guitare, il propose sur cet album un son et un style qui lui sont propres. Un doute ? Bah vous pouvez écouter « Electric Funeral » ou « Iron Man » pour vous en convaincre… et encore je ne vous parle pas du super tube intergalactique qu’est « Paranoid« … Encore besoin d’une preuve que Iommi mérite sa place ici ? De nombreux groupes ont rendu hommage à Black Sabbath et à son guitariste en reprenant un ou plusieurs morceaux, pour ne citer qu’eux : Metallica et Megadeth. Et vous savez quoi, vu que je n’aime pas faire les choses à l’endroit, je vais vous mettre la version de Megadeth juste la en-dessous, parce qu’elle déchire !

Niveau vinyle, le pressage original est clairement très recherché (Vertigo ‎– 6360 011 – 1970 – UK), le fameux « Vertigo Swirl », en hommage à la spirale du label du disque (l’étiquette centrale), hypnotisante lorsque le disque tourne. Ce pressage en bon état risque de vous coûter pas loin de 150€.

 

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The Wall

Eh oui, les guitaristes au final c’est comme les bagnoles : certains sont plus frimeurs que d’autres. Mais méfiez-vous car derrière le flegme très british de David Gilmour se cache un compositeur et un guitariste incroyable. Oui oui OK, pas de tapping ni de soli frénétiques chez lui, mais quelle musicalité. Un son et un style reconnaissables entre mille, je pense que de nombreux guitaristes vendraient leur grand-mère pour avoir un toucher pareil. Ecoutez les premières notes de Wish you Were Here par exemple : 3 pauvres notes de guitare sèche et la messe est dite, vraiment incroyable.

Pour ma part j’ai choisi The Wall, car il s’agit de mon album préféré des Floyd, celui que j’ai le plus écouté, aimé, sans doute possible. Des morceaux comme The Thin Ice, Goodbye Blue Sky ou encore Another Brick in the Wall, que dire de plus. Le plus grand moment selon moi ? Le solo de Comfortably Numb : une pépite à redécouvrir ci-dessous.

 

Appetite for Destruction

Oui oui, j’aurais pu en choisir 10 000 autres des albums de cet acabi, mais c’est l’avantage de tenir un blog : c’est moi qui choisit ! Slash, de par son style de jeu et son charisme m’a très clairement marqué lorsque j’étais plus jeune. Je me revois regarder en boucle ma VHS du Live in Tokyo de 1992, en me disant que ce groupe déchirait vraiment tout. Sorti en 1987, Appetite for Destruction (Guns’n Roses) est un des « Debut Album » les plus vendus de l’histoire il me semble : sa production est juste énorme, et l’album regorge de morceaux incroyables, dont voici mes favoris : Night Train, Welcome to the Jungle, It’s so Easy, Rocket Queen … Et que dire du chef d’oeuvre, le bien nommé Sweet Child O’ Mine, dont le solo est tout bonnement d’une musicalité incroyable.

Pour en avoir fait l’expérience au boulot, je sais que les génération un peu plus jeunes (en gros n’ayant pas connu les années 90) ont tendance à passer au travers de ce groupe, mais ils auront la chance ici de se rattraper : Guns’N Roses, dans les années 90 ça faisait clairement pas rigoler, et Slash a très clairement inspiré une bonne tripotée de guitaristes, comme Zakk Wilde par exemple.

Et le saviez-vous, la pochette originale du vinyle de Appetite for Destruction, que vous pouvez voir ci-dessus a été censurée et retirée de la vente. Même si ce disque reste très clairement trouvable sous cette forme, puisque tous les premiers pressage ont cette pochette, c’est toujours sympa pour les collectionneurs.

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Voilà voila, bon ben évidemment, vous l’aurez compris, il y a 1000 autres albums mettant en avant d’excellents guitaristes, mais il fallait trancher, donc voici pour la première session. Je reviendrai d’ici quelques temps avec une prochaine liste certainement un peu plus musclée (et un peu plus « contemporaine »).

Enfin, petit message personnel à destination des guitaristes qui auront lu ce billet jusqu’au bout : si jamais à l’écoute de ces quelques LPs la 6 cordes vous démange et que vous souhaitez changer vos cordes, voici un petite adresse sympa : cordes pour guitare électrique. Voilà, moi j’achète mes cordes de basse là-bas et ils sont sympa, donc paf, un peu de pub gratos ! (https://www.lacartemusique.fr)