Dans ce deuxième épisode de Rewind, je fais exactement ce que j’adore faire quand je replonge dans un disque : remettre un album en contexte, rappeler d’où vient le groupe, où il en est à ce moment-là, et donner quelques repères simples avant de relancer la lecture.
Au programme : un retour marquant du death metal suédois version mélodique avec Hypocrisy, un heavy/hard suédois très “classic” avec Night, un jalon NWOBHM plus mélodique qu’on ne le croit parfois avec Praying Mantis, et un hard rock néerlandais typé 80s avec Vandenberg.

Hypocrisy – Worship (2021)

Hypocrisy fait partie des groupes qui ont accompagné l’évolution du death metal suédois vers des formes plus mélodiques et plus “amplement mises en scène”. Le groupe est fondé en octobre 1991 à Ludvika par Peter Tägtgren.
Au fil des années, Hypocrisy s’éloigne de ses débuts les plus bruts pour installer une identité où les riffs restent solides, mais où les atmosphères et les mélodies prennent une place énorme. Si vous aimez cette famille suédoise, vous pouvez penser à des univers voisins ou complémentaires comme At the Gates, Dark Tranquillity, In Flames, Arch Enemy, Amon Amarth, ou, côté death plus frontal, Dismember, Entombed, Grave, Edge of Sanity, Bloodbath.

Worship est le 13e album studio du groupe, sorti le 26 novembre 2021 chez Nuclear Blast, après une longue pause depuis End of Disclosure (2013).
L’album est enregistré au studio The Abyss et produit par Peter Tägtgren. À ce moment-là, Hypocrisy fonctionne en trio : Tägtgren (chant/guitare), Mikael Hedlund (basse) et Reidar “Horgh” Horghagen (batterie).
Côté “contexte de sortie”, l’album est aussi resté associé à sa promo très particulière : il est présenté comme le premier album metal lancé dans l’espace / la stratosphère.
Et Worship est également le dernier album enregistré avec Horgh, dont le départ est annoncé en avril 2022.

Night – High Tides – Distant Skies (2020)

Night, c’est la Suède encore, mais dans une toute autre logique : un heavy metal / hard rock très classique dans l’esprit. Le groupe se forme en 2011 à Linköping, et s’inscrit dans cette vague “old school” qui remet en avant les riffs lisibles, les refrains, et une esthétique 70s/80s assumée.
Dans des écoutes proches, on peut le placer à côté de groupes et de scènes qui cultivent ce même goût pour le heavy mélodique et “vintage”, par exemple Enforcer, Ambush, High Spirits, Tanith, ou des piliers historiques comme Judas Priest et Saxon.

High Tides – Distant Skies sort d’abord en CD en 2020, puis connaît des éditions vinyles en 2021 chez The Sign Records (les discographies listent bien ces variantes).
La fiche de l’album met en avant des crédits techniques précis : l’enregistrement/mixage est associé au Cuervo Recording Service (Madrid) et Ola Ersfjord est crédité au mix et à la production, avec des crédits d’enregistrement également renseignés selon les éditions.
L’album se présente comme un format efficace et direct, typique du genre, et si vous cherchez un repère simple pour entrer dedans, l’ère de l’album est aussi associée à un titre mis en avant en vidéo, ce qui en fait un bon point de départ à l’écoute.

Praying Mantis – Time Tells No Lies (1981)

Praying Mantis se forme à Londres en 1973, autour des frères Tino et Chris Troy.
C’est intéressant parce que ça place le groupe avant l’explosion officielle de la NWOBHM : quand le mouvement prend de l’ampleur au tournant des années 80, Praying Mantis y est associé, mais avec une identité souvent décrite comme plus mélodique dans le paysage hard/heavy britannique.
La suite de carrière est assez claire : après une première période qui culmine au début des années 80, le groupe connaît des changements, puis revient plus tard avec d’autres sorties, mais Time Tells No Lies reste le point de départ “historique” dans la discographie studio.

Time Tells No Lies sort le 3 avril 1981 chez Arista, enregistré à Battery Studios (Londres), produit par Tim Friese-Greene.
Côté repères chiffrés, l’album atteint la 60e place du UK Albums Chart (avec une présence de deux semaines), et le single “Cheated” atteint la 69e place au UK Singles Chart.
Enfin, pour l’iconographie, la pochette originale est signée Rodney Matthews, et la tracklist “classique” (selon les éditions) inclut notamment “Cheated”, “Panic in the Streets” ou “Children of the Earth”.

Vandenberg – Alibi (1985)

Vandenberg est un groupe néerlandais des années 80 mené par le guitariste Adrian Vandenberg, dans un couloir hard rock / heavy metal très typé de l’époque. Alibi est le troisième album studio, sorti le 29 août 1985 chez Atco.
Le disque est enregistré au Soundpush Studio à Blaricum (Pays-Bas), et les sources indiquent que c’est une première pour un album de Vandenberg d’être enregistré aux Pays-Bas.
La production est assurée par Jaap Eggermont et, comme sur le disque précédent, la pochette est peinte par Adrian Vandenberg lui-même, ce qui ancre fortement l’identité visuelle du projet.
Pour un repère de réception simple et factuel, l’album atteint la 18e place aux Pays-Bas.

Wax

Créateur de Vinyle Actu en 2010, passionné de disques vinyles, CD, et de metal en général. Curieux infatigable en ce qui concerne la musique. Je partage ma passion de la musique sur différents supports depuis plus de 15 ans :Youtube : https://www.youtube.com/@VinyleActu Sur ma chaîne Youtube Vinyle Actu, je parle de mes achats vinyle, et je présente ma collection au cours de sessions Live le vendredi soir lorsque je suis dispo. Au programme : vinyles et CD metal et Hard Rock principalement (mais pas que)Vinyle Actu : https://www.vinyle-actu.fr Le site sur lequel vous vous trouvez. J'y propose des articles de fond, des tests de matériel, la liste des disquaires de France, de l'actualité autour du vinyle, des sorties etc

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