Live : derniers achats vinyles & CD, réflexions de collectionneur et digressions musicales
Dans ce live un peu improvisé, je prends le temps de discuter avec vous autour de musique, de collection, de vinyles, de CD… et de tout ce qui gravite autour.
Pas de format ultra cadré, pas de course à la montre : on se pose, on échange, et on parle musique comme on le ferait autour d’un café.
L’idée n’était pas de faire un énième “haul” expédié en 15 minutes, mais plutôt de partager des écoutes récentes, des réflexions de collectionneur, et de revenir sur ce que représente aujourd’hui l’achat de musique physique.
Vinyle, CD : où j’en suis aujourd’hui
Ces derniers temps, je me rends compte que mon rapport à la collection a évolué.
J’achète moins, mais j’essaie d’acheter mieux — ou en tout cas de manière plus consciente.
Les prix du vinyle ne cessent d’augmenter, y compris sur l’occasion. Dépasser les 30 € pour un album “standard” est devenu courant, et même le CD d’occasion commence à suivre la même pente.
Personnellement, au-delà de 20–22 €, ça devient compliqué pour moi, surtout quand on écoute et collectionne beaucoup.
Résultat :
- je privilégie de plus en plus l’occasion,
- je reviens parfois au CD quand le vinyle devient déraisonnable,
- et surtout, je passe plus de temps à écouter et redécouvrir ce que j’ai déjà.
Helloween – Giants & Monsters : une très bonne surprise
J’ai commencé par vous parler du dernier album de Helloween, Giants & Monsters.
Je l’ai vraiment beaucoup aimé.
L’album est long, varié, parfois très power metal, parfois plus mid-tempo, avec des refrains bien travaillés. Tout n’est pas parfait, mais le disque fonctionne très bien dans son ensemble.
Ce que j’apprécie particulièrement, c’est le sentiment d’un groupe enfin apaisé, où chacun trouve sa place. Là où l’album précédent donnait parfois l’impression d’une réunion un peu opportuniste, celui-ci me paraît beaucoup plus sincère.
Pour moi, il est meilleur que l’album précédent, et mérite clairement plusieurs écoutes.
Helloween – Pink Bubbles Go Ape : un album injustement massacré ?
J’ai aussi enfin pris le temps d’écouter Pink Bubbles Go Ape, longtemps boudé à cause de sa réputation… et de sa pochette.
Résultat :
oui, ce n’est pas un chef-d’œuvre,
oui, il y a des morceaux discutables,
mais l’album est loin d’être aussi mauvais que ce que sa légende noire laisse entendre.
En replaçant le disque dans son contexte (après Keeper II, changement de direction, tensions internes), je trouve qu’il mérite une réévaluation honnête.
Aerosmith – Nine Lives : production impeccable, disque sous-estimé
Grosse claque aussi avec Nine Lives d’Aerosmith.
Un album que je connaissais mal, et que j’ai découvert assez tardivement.
Ce qui m’a marqué :
- une production très lisible,
- une section rythmique énorme (Tom Hamilton est un bassiste sous-estimé),
- des titres solides, même si tout n’est pas mémorable.
Ce n’est pas leur meilleur album, mais c’est un disque très agréable à écouter d’une traite, et largement au-dessus de ce qu’on lui accorde souvent.
Annihilator : original vs remaster, le plaisir de comparer
J’ai aussi parlé d’un sujet qui me tient à cœur : les différentes versions d’un même album.
J’ai racheté :
- Alice in Hell (pressage original Roadrunner, AAD),
- Live in Command.
Pourquoi ?
Parce que j’aime comparer :
- le son d’époque,
- les remasters parfois plus compressés,
- la manière dont un album “sonnait” réellement à sa sortie.
Ce n’est pas du fétichisme gratuit : c’est aussi une manière de comprendre l’histoire du son, et de se rapprocher de l’expérience originale.
King Diamond – In Concert 1987 : du vrai live, sans triche
Un énorme moment du live a été consacré à King Diamond, et en particulier à In Concert 1987.
Ce disque est précieux pour une raison simple :
aucun overdub, aucune correction, aucune triche.
Le son est brut, imparfait parfois, mais l’énergie est là. On entend ce que devait être un concert de heavy metal en 1987, avec toute l’intensité et les limites de l’époque.
Ça m’a donné envie de travailler sur une vidéo dédiée à la carrière solo de King Diamond, au-delà de Mercyful Fate, en mettant en avant ses albums conceptuels majeurs (Abigail, Them, Conspiracy, etc.).
Ratt – Reach for the Sky : du hard US très solide
J’ai enfin mis la main sur Reach for the Sky de Ratt, un album que je cherchais depuis longtemps.
Warren DeMartini est clairement un des guitaristes les plus intéressants de la scène hard US :
- jeu expressif,
- solos inspirés,
- riffs efficaces sans être simplistes.
L’album est souvent cité comme leur meilleur, et je comprends pourquoi, même si certains morceaux me parlent plus que d’autres.
David Lee Roth – Skyscraper : trop de virtuosité ?
À l’inverse, Skyscraper de David Lee Roth m’a laissé plus mitigé.
Le niveau technique est hallucinant (Steve Vai, Billy Sheehan…), mais j’ai parfois l’impression que cette virtuosité ne sert pas vraiment le style.
Un décalage entre le fond et la forme, qui me sort un peu du disque.
Je reconnais les qualités musicales, mais émotionnellement, je reste à distance… pour l’instant.
Alice Cooper – Constrictor : le retour en forme
Pour finir, j’ai parlé de Constrictor, un des albums du retour d’Alice Cooper dans les années 80.
C’est un disque très calibré, très produit, mais efficace.
Pas le plus inspiré de sa discographie, mais un album solide, avec de bons musiciens et une vraie identité.
Conclusion : collectionner moins, écouter mieux
Ce live n’était pas qu’une liste d’achats.
C’était surtout l’occasion de réfléchir à :
- notre rapport à la collection,
- à la montée des prix,
- au plaisir d’écoute,
- et à la transmission.
Si vous aimez prendre le temps de parler musique, de fouiller les discographies, de comparer les éditions et de remettre certains albums en perspective, cette vidéo est faite pour vous.
La vidéo est disponible juste au-dessus, et les échanges avec le chat apportent encore plus de richesse à la discussion.
