Ceux qui me lisent régulièrement le savent, je suis plutôt attaché aux pressages originaux, non pas pour frimer, mais surtout pour jouir d’un son original (comme son nom l’indique), tel qu’ont pu l’entendre les premiers auditeurs du disque lors de sa sortie.
Outre le fait que beaucoup d’originaux sont difficiles à dénicher (et oui beaucoup de collectionneurs souhaitent se procurer des originaux), ils deviennent de plus en plus chers d’année en année. Et oui, ce qui est rare est cher en général.
Alors pour les moins frileux d’entre nous, les moins riches, et les moins radicaux, il existe la réedition. Une rédition c’est quoi, c’est juste un label qui détient ou se procure les droit de production et d’exploitation d’un album, et qui presse ce dernier et le met en vente sur le marché.
Voici quelques labels plus ou moins célèbres qui produisent de la réedition :
Back on Black
Back to Black (Universal)
Music on Vinyl
etc…
La question à se poser, au final, est de savoir comment sont produits ces vinyles. En fait, une matrice est utilisée (une bande sonore contenant l’album) : c’est depuis cette dernière que sont pressés les vinyles de l’album en question. Vous comprendrez donc que ce point est crucial, car si l’on prend par exemple les albums de groupes comme les Beatles, ces derniers ont déja été pressés sur de nombreux formats : vinyles (mono et stéréo), cassettes, CD (mono et stéréo), CD remasterisés etc … A chaque fois un master différent, en théorie, en fonction du support.
En fait les labels font en fonction de leurs moyens, et en fonction de la disponibilité et de l’état des masters originaux. Ainsi, si le master original analogique (qui a servi à la production du premier pressage donc) n’est pas disponible, le label va utiliser la version CD ou CD remasterisée et on se retrouve avec un support analogique (le vinyle) sur lequel on presse un master numérique (celui du CD), perdant ainsi toutes les qualités du support analogique.
Le débat n’est pas de savoir si le son est meilleur ou pas…il existe des dizaines de sujets sur des forums sur la toile à ce sujet, je vous laisse le soin de les consulter.
Ce qui a le don de m’énerver au plus au point, c’est d’acheter un vinyle sans connaître la source qui a été utilisée ou pire d’acheter un vinyle en croyant qu’il s’agit d’un master original alors qu’il n’en est rien.

Comme cette information est importante et qu’elle intéresse quand même pas mal de collectionneurs, j’ai décidé de mettre en place une liste qui regroupe les sources utilisées par les labels. Vous l’aurez compris, je compte sur vous pour mettre la main à la patte si jamais vous avez des informations sur un pressage quelconque, vous trouverez sur la page en question un accés au formulaire qui vous permettra de participer.
Encore une fois, il ne s’agit pas de dénigrer le travail de ces labels, qui ont le mérite de rendre disponible sur support vinyle toute une série de disques de divers horizons, il s’agit simplement de mettre fin à l’opacité qui règne quant aux sources utilisées.
Si vous êtes à la tête d’un label et que vous souhaitez vous exprimer à ce sujet, mes portes sont grandes ouvertes ! // If you are working for a label and wants to provide us with answers, feel free to contact me.

salut fan de vinyle aussi j’ai quelque vinyle de pink floyd led zep acdc deep purple scorpion zztop ect… ma question comment reconnaitre un 1er pressage et un rareté si vous pouvait m’aider sur la question sa serai cool merci
Bonjour Abigail,
Je sais que ton post date de 2012 mais il me semble que la question de l’utilisation du master pour les repressages vinyle est toujours fondamentale. Merci en tout cas pour ta recherche. Simplement, ta liste n’est plus en ligne. Est-elle consultable ailleurs que sur ce lien http://www.vinyle-actu.fr/wp-content/uploads/2012/07/vinyl-master-source-list.png ?
Merci beaucoup.
Olivier
Article très intéressant. Assez démotivant aussi, car au final on sait qu’il y a de l’arnaque mais on reste incapable de différencier a l’achat un mastering original d’un numèrique. Après des recherches sur le net je suis pas plus avancé. C’est a ce demander si le vynile n’est pas condamné a rester un support lié au passé qui ne trouve d’intérêt que dans les bacs de disques d’occasions.
Merci pour cet article!
Je me suis pas mal posé la question ces derniers temps en écoutant des disques à la maison. En effet, si avoir une galette en réédition de 180g dans les mains est plutôt agréable et que ça donne bien sur la platine, ce serait pas mal de savoir ce qu’il y a dessus.
L’utilisation d’un master à échantillonnage élevé sur une quantité de bits acceptable et surtout sans compression me semble le minimum vital pour produire un disque pour un groupe récent qui a été mixé en studio numérique par exemple. Cependant, pour ce qui est des rééditions, il est simplement scandaleux d’arnaquer les gens à ce point. Pour des groupes comme les beatles, les stones ou même hendrix, on sait que les masters existent et qu’ils ont été conservés avec soin au vu de la notoriété des artistes, et ce même si le numérique a »supplanté » l’analogique (pensée émue pour le studio Electric Ladyland).
En 2016, j’ai l’impression que le vinyl est toujours la source d’autant d’intérêt pour le public. L’intérêt demeure esthétique, vintage, hipster en fait, mais le fait est qu’il demeure et même qu’il va en augmentant. La redécouverte de ce support et de sa technique va peut être finir par toucher le grand public et imposer plus de transparence sur le type de master utilisé (ou alors les gens s’en foutront et diront à leurs amis que c’est classe, le tout en faisant un brunch dans un canapé en cuir vintage).
Je ne peux cependant pas arrêter d’espérer, d’autant qu’on voit par exemple le retour du 70mm au cinéma, avec des masters numériques certes, mais de très bonne qualité. Au final, le numérique n’est pas à craindre, mais il demeure tout de même un analogique incomplet et ce sont uniquement ses facilités de postproduction qui le rendent attractif face au signal complet de l’analogique.
Au final, il est possible de se contenter d’un master numérique de très bonne qualité (48/96kHz – 24bits) sur vinyl puisque ça restera supérieur au CD (44.1kHz 16bits) pour un groupe récent, on se demandera juste ce que ça aurait donné en analogique pur. Par contre, la réédition à partir d’un master CD ( ça me fait mal d’appeler ça un master) est inadmissible et ne justifie absolument pas le prix qui de plus est bien souvent exorbitant. On a donc affaire à de bonnes arnaques des familles et je crois préférer acheter un disque en mauvais état en brocante qu’un master CD tout neuf, tout propre.
Pour terminer, je suis heureux de découvrir cette liste et je pense l’utiliser bien souvent! Merci!
Je trouve que la moindre des choses serait de savoir ce que l’on achète: du sourcé CD pourquoi pas, mais j’aimerais le savoir ! Merci pour vos longs message, c’est très enrichissant. Musicalement