En tant que collectionneur, nous avons tous nos habitudes, nos trucs (nos tocs ? toi aussi tu as des problèmes dans ta tête de collecionneur ?) et astuces etc. Lorsqu’un vinyle entre dans ma collection, j’ai toujours le même rituel, que je vous présente ci-dessous. Ce n’est que le mien, il en existe certainement autant que de collectionneurs !

Le nettoyage

Que j’achète un vinyle neuf ou d’occasion peu importe, je le lave, toujours. Et ça, c’est un règle à suivre, ce n’est pas une option, laver ses disques vinyles est une obligation avant de les jouer sur sa platine : outre la qualité d’écoute qui peut être altérée, un vinyle sale / encrassé peut abîmer votre pointe de lecture, ça serait dommage non ? En ce qui me concerne, j’utilise une machine Knosti pour laver mes disques, avec du liquide Knosti fait maison.

J’en profite également pour essayer dans la mesure du possible de donner un coup de jeune à la pochette. Pour cela, j’enlève la poussière qui s’y trouve avec un vieux linge en coton (évitez les papiers trop abrasifs afin de ne pas griffer la pochette), et j’enlève les taches qui s’y trouvent en imbibant ce même linge d’un peu d’eau : attention à ne pas détremper le linge, il faut qu’il soit simplement humide. Si les taches ne partent pas, n’insistez pas, vous risqueriez d’abîmer votre pochette.

Pour enlever les taches de colle, résidus d’étiquette etc sur un vinyle, vous pouvez utiliser de l’essence F : mettez un peu d’essence F sur votre linge en coton et frottez tout doucement. Laissez agir quelques instants et essayez de peler les résidus, à l’aide d’une gomme par exemple, toujours sans appuyer trop fort ! Et si celà ne part pas, votre étiquette a élu domicile sur cette pochette, laissez-là tranquille, ce n’est pas si grave.

Les pochettes de protection

Je change toujours les pochettes de protection, à savoir la pochette plastique extérieure et la pochette antistatique intérieure.

Cela permet d’une part de vous assurer que votre disque sera bien protégé, à l’intérieur comme à l’extérieur, mais je trouve également celà symbolique : c’est une manière de s’approprier le vinyle et d’en prendre possession pour de bon en lui appliquant les mêmes règles que tous ses copains de la collection !

L’écoute

Une fois le disque lavé, et seulement une fois que ce dernier est nickel (tout du moins aussi nickel qu’il puisse être), je passe à l’écoute. Notez qu’il peut se passer plusieurs jours voire plusieurs semaines entre l’achat d’un disque et son écoute, pour X raisons, mais je ne déroge jamais à la règle : un vinyle sale ne sera jamais joué sur ma platine.

J’écoute le disque d’une traîte en général, ou à minima, je finis une face avant d’interrompre la lecture. Cela me permet de me faire une idée rapide de l’état de du disque vinyle : est-ce qu’il y a des craquements ça et là ? Est-ce que le disque saute ? etc … En fcontion de ce que j’entend, il m’arrive assez régulièrement d’effectuer une second lavage, toujours à la Knosti et de recommencer l’étape d’écoute.

Une fois que les deux faces ont été écoutées et que j’estime que le disque est en conditions optimales (ou en tout cas au max de ce qu’il peut être), je le rentre dans ma collection Discogs.

Note : il m’arrive parfois lorsque j’achète un album que je ne connais pas, et ce dés la première écoute, de savoir que je ne réecouterai jamais ce disque pour des raiusons musicales : dans ce cas, je le mets en vente directement, sur Priceminister en général (mais pas toujours, voir où vendre ses vinyles).

Discogs

Discogs est une place de marché en ligne d’achat / vente de vinyles. Si vous ne connaissez pas cette plateforme, je vous invite à lire mon article vidéo dédié : comment utiliser Discogs.

Depuis quelques semaines, je rentre toute ma collection dans Discogs. En gros, celà signifie que chaque disque que j’achète et que je décide de garder rentrera dans ma collection Discogs : je profite pour préciser l’état de la pochette et du / des disques, notés lors de l’étape de nettoyage décrite ci-dessus.

Un petit bristol permet inséré à l’arrière de chaque disque me permet de suivre différentes infos sur la date d’achat, l’état etc

En plus de la collection Discogs, je note sur un petit morceau de bristol la date, le lieu et le prix d’achat du disque, et je remets les états du disque et de la pochette sur ce bristol ainsi que la date du dernier lavage. Ce bristol, que j’insère dans la pochette plastique qui protège la pochette du vinyle, me permet également de prendre des notes parfois lorsque j’écoute un disque : émotions, morceaux favoris, et de laisser des petits mots à mes filles pour le jour où elles décideront, je l’espère, d’écouter mes disques 😀

J’aime bien également garder une trace du prix d’achat, car parfois, quelques années plus tard, on a de belles surprises en regardant les prix de vente. J’y insère également quelques infos sur le pressage et sur la cote estimative du disque, que je prends sur www.galettenoire.fr. Si celà vous intéresse, je vous mets à disposition le fichier en questioin, il vous suffit de le copier dans Google drive et de l’imprimer en forçant l’adaptation à la page dans les options d’impression. Vous devriez arriver à en imprimer 6 par page. Ensuite, je les décpoupe, et les colle sur du papier bristol afin de les rendre plus solides. Je remplis le bristol après lavage, en écoutant le disque.

Rangement

Un disque que je viens d’acheter ne rentre pas immédiatement dans ma collection, mais passe, une fois lavé (oui je sais ça fait 20 fois que je le dis mais faut que ça rentre), par la case « derniers arrivages » : cet espace de stockage se trouve au même endroit que ma platine et peut accueillir pas mal de disques, qui sont soit mes derniers achats soit ce que j’écoute actuellement. En effet, il est rare que je sorte un disque pour ne l’écouter qu’une seule fois. En général, je sors un disque et je le laisse quelques semaines dans cette zone, afin de l’écouter de manière approfondie. Cela me permet de le redécouvir, mais également de le re-laver et de le bichonner un peu, en changeant notamment ses pochettes intérieures et extérieures si nécessaire.

Au bout de quelques écoutes, et lorsque j’estime que j’ai assez écouté un disque que je viens d’acheter, ce dernier part rejoindre la collection. Comme je vous l’explique dans mon article sur le rangement vinyle, ma collection de vinyles est rangée dans une bibliothèque Expedit (oui je sais ça n’existe plus), triée par ordre alphabétique sur les noms des artistes.

Conclusion

Tout celà demande un peu de discipline, mais pas tant que ça au final au vu des bénéfices :

  • Vous savez ce que vous n’avez pas encore écouté
  • Vous savez ce que vous n’avez pas encore nettoyé
  • Vous avez une vue précise de votre collection grâce à Discogs
  • Votre collection est triée, organisée et protégée

Voilà pour ma methode, j’ai eu besoin de celà à une période afin de remettre du sens dans mon rapport au disque vinyle, car j’achetais trop de disques que je n’arrivais plus à écouter. Et vous, comment vous vous organisez ? (ou pas d’ailleurs ?)

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